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Septembre 2020

Première utilisation opérationnelle des observations AEOLUS à Méteo France.

Les données de vent du lidar embarqué sur le satellite Aeolus sont utilisées opérationnellement dans la prévision numérique à Météo-France (analyse Arpège) depuis le mardi 30 juin 2020. Ce satellite a été lancé en août 2018. Il s'agit d'une mission spatiale de recherche de l'ESA (Agence Spatiale Européenne; série dite "Earth Explorer"). Le satellite, son instrument et les données de vent produites sont décrites dans la News parue en 2018.

Depuis le lancement, il a fallu plus d'un an pour que les observations de vent Aeolus soient utilisées opérationnellement à Reading, au CEPMMT (9 janvier 2020),et près de deux ans pour qu'elles le soient à Météo-France (30 juin 2020). Le CEPMMT est le premier utilisateur d'Aeolus dans son modèle de prévision, mais est aussi impliqué dans le prétraitement et la distribution des données aux autres services météorologiques.

 

 

Pour arriver à une utilisation efficace de ces observations dans les modèles il a fallu surmonter plusieurs difficultés. Panne du laser principal et activation du laser de secours en juin 2019. Diagnostic et correction d'un fort biais dans les observations de vent provenant des variations de température du miroir antenne. Pour détails scientifiques et techniques, voir l'article sur le site du Centre européen.

Étonnante et triste coïncidence: Pierre Flamant, grand spécialiste des lidars météos au CNRS, est décédé le mardi 30 juin, le jour-même où Météo-France concrétisait une utilisation opérationnelle des observations Aeolus. Pierre Flamant avait œuvré pendant plusieurs décennies dans le groupe scientifique de l'ESA pour préparer cette mission spatiale.
Voir hommage à Pierre Flamand.

Août 2020

Modèle simplifié de l'Effet de serre

Un groupe de membres du Club des Argonautes a mis au point un modèle d’évaluation de l’effet serre et de son influence sur la température moyenne de la Terre.
Il s’agit d’une version créée à des fins pédagogiques.

L'utilisateur de ce modèle peut faire varier la constante solaire, la couverture nuageuse et l'albédo en ciel clair, c’est-à-dire l'albédo qu'aurait la Terre sans aucun nuage.
L'application calcule les flux infrarouges sortants au sommet de l'atmosphère (TOA : Top of Atmosphere) en fonction de la température de surface, de l'humidité relative, de la concentration en CO2 et de la couverture nuageuse.
La méthode consiste à fixer l'humidité relative, la concentration en CO2 et la couverture nuageuse (basse ou haute), et à chercher par tâtonnements la température de surface qui satisfait l'équilibre énergétique.

Pour faire tourner ce modèle, cliquer sur ce lien :

Modèle d'évaluation de l'effet de serre

Une première page vous expliquera en détail le mode d'emploi, une deuxième vous permettra de faire varier les paramètres du modèle et de voir l'influence de ces variations. Enfin pour ceux qui s'intéressent à l'aspect logiciel, dans une dernière page vous trouverez le code de l'application.

Avril 2020

La mission «Pirata FR30»

Parti de Brest le 6 février 2020, le navire océanographique de l'Ifremer Thalassa est de retour ce lundi 30 mars après avoir accompli la mission «Pirata FR30» dans son intégralité.

Le programme Pirata (Prediction and Research Moored Array in the Tropical Atlantic) est un programme d’océanographie opérationnelle mis en place en 1997, sous l’égide du programme international Clivar (Climate Variability and predictability), dans le cadre d’une coopération multinationale (France, Brésil, USA rejoint plus tard par l'Afrique du Sud). Pour la partie française, il a été lancé à l'initiative de Jacques Servain.

Il est dédié à l’étude des interactions océan-atmosphère dans les régions tropicales de l’Atlantique et de leur rôle dans la variabilité climatique régionale à des échelles saisonnières, interannuelles, voire plus longues, dans le cadre des changements climatiques en cours.
Depuis plus de 20 ans, Pirata maintient un réseau de bouées météo-océaniques qui permet de faire des observations au bénéfice des différents organismes de recherches.
Il collecte et transmet un jeu de données océaniques et atmosphériques, en temps réel via satellites, ce qui permet de suivre et d'étudier l'océan superficiel et l'atmosphère en Atlantique tropical et d'alimenter en données in situ les systèmes opérationnels.

Pour en savoir plus
Atlantic Ocean - PIRATA - Site de la NOOA.
Article du Legos

Mars 2020

Rapport OMM sur le climat

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) a publié, le 10 mars 2020, un rapport sur l’état actuel du climat terrestre pour le moins alarmant.

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) a publié, le 10 mars 2020, un rapport sur l’état actuel du climat terrestre pour le moins alarmant.
L'année 2019 a bien été la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée par l’OMM.
La température moyenne mondiale a été supérieure de 1,1 °C par rapport aux niveaux préindustriels estimés, ce qui a dépassé le record établi en 2016, année où l’augmentation de la température moyenne mondiale a été causée par le fort épisode El Niño.


«Nous sommes actuellement très loin d’atteindre les objectifs de 1,5 °C ou de 2 °C prévus par l’Accord de Paris», a indiqué le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), M. Antonio Guterres, en avant-propos.
Les autre indicateurs sont tout aussi inquiétant, entre autres :
Accélération de l’élévation du niveau moyen des océans et de l’acidification, Recul de la banquise.

 

Voir le rapport OMM établi en lien avec les organismes météorologiques :
WMO Statement on the State of the Global Climate in 2019(pdf 3 Mo) ,
le communiqué de presse :
"Un rapport interorganisations met en évidence les répercussions croissantes du changement climatique sur l’atmosphère, les terres et les océans"
et la Déclaration de l'OMM sur le climat mondial

Lire aussi :
Actu environnement

Hommage à Jean-François Geleyn

Le jeudi 6 février 2020, s’est tenue sur la Météopole toulousaine une journée scientifique à la mémoire de Jean-François Geleyn, décédé cinq ans auparavant, le 8 janvier 2015, deux semaines avant d’atteindre son 65e anniversaire. 

Jean-François Geleyn

Jean-François Geleyn avait consacré toute sa carrière à la modélisation de l’atmosphère, spécialité dont il est devenu très jeune un leader mondial.

L’ensemble des présentations, des interventions enregistrées et des montages photo-vidéo retraçant sa vie, est accessible sur le lien suivant :

A tribute to Jean-François Geleyn

Ce site permet de revivre l’intégralité de la journée du 6 février 2020.