Les noms des auteurs membres du Club des argonautes sont en rouge

Octobre 2020

Les Révoltes du ciel. Une histoire du changement climatique XVe-XXe siècle
Jean-Baptiste Fressoz - Fabien Locher
Voir le résumé

Septembre 2020

Où est le sens ?
Sébastien Bolher - Éditions Laffont

Voir la recension de Yves Dandonneau

Mai 2018

Drawdown. Comment inverser le cours du réchauffement planétaire.
Paul Hawken

Nous savons qu’il nous reste peu de temps pour agir. Un nombre toujours plus important de scientifiques nous mettent en garde : dans quelques années, il sera trop tard. Le changement climatique menace de défaire le tissu social, de saper les fondations mêmes de la démocratie et de précipiter la disparition de nombreuses espèces. Dont l’être humain.
Fort de cette urgence, Drawdown propose une feuille de route à l’usage des gouvernements, des territoires, des villes, des entreprises et de chacun d’entre nous. Plutôt que de baisser les bras, ce livre veut nous aider à surmonter la peur, la confusion et l’apathie, pour passer à l’acte.
Drawdown désigne le point de bascule à partir duquel la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, après avoir atteint un pic, se met à diminuer d’une année sur l’autre.
L’objectif de ce livre est de nous aider à engager cette bascule.
Pour y parvenir, Paul Hawken et soixante-dix chercheurs ont élaboré un plan inédit : quatre-vingts solutions pour inverser le cours du changement climatique. En décrivant leurs impacts positifs sur le monde financier, les relations sociales et l’environnement, ils nous enjoignent à organiser notre action, commencer par ce qui aura le plus d’impact et construire une stratégie globale.
Nous disposons de tous les outils nécessaires, à nous de nous mettre au travail.

Octobre 2017

Firestorm: How Wildfire Will Shape Our Future
Edward Struzik

For two months in the spring of 2016, the world watched as wildfire ravaged the Canadian town of Fort McMurray. Firefighters named the fire “the Beast.” It acted like a mythical animal, alive with destructive energy, and they hoped never to see anything like it again. Yet it’s not a stretch to imagine we will all soon live in a world in which fires like the Beast are commonplace. A glance at international headlines shows a remarkable increase in higher temperatures, stronger winds, and drier lands– a trifecta for igniting wildfires like we’ve rarely seen before.
This change is particularly noticeable in the northern forests of the United States and Canada. These forests require fire to maintain healthy ecosystems, but as the human population grows, and as changes in climate, animal and insect species, and disease cause further destabilization, wildfires have turned into a potentially uncontrollable threat to human lives and livelihoods.
Our understanding of the role fire plays in healthy forests has come a long way in the past century. Despite this, we are not prepared to deal with an escalation of fire during periods of intense drought and shorter winters, earlier springs, potentially more lightning strikes and hotter summers. There is too much fuel on the ground, too many people and assets to protect, and no plan in place to deal with these challenges.

In Firestorm, journalist Edward Struzik visits scorched earth from Alaska to Maine, and introduces the scientists, firefighters, and resource managers making the case for a radically different approach to managing wildfire in the 21st century. Wildfires can no longer be treated as avoidable events because the risk and dangers are becoming too great and costly. Struzik weaves a heart-pumping narrative of science, economics, politics, and human determination and points to the ways that we, and the wilder inhabitants of the forests around our cities and towns, might yet flourish in an age of growing megafires.

Octobre 2016

Le Groenland, Climat, écologie, société.
Valérie MASSON-DELMOTTE , Émilie GAUTHIER , David GRÉMILLET , Jean-Michel HUCTIN , Didier SWINGEDOUW
CNRS Éditions

2015

Changement climatique Quels défis pour le Sud ?
Préface par Youba Sokona, Thierry Lebel et Jean-Paul Moatti Rédigé par Magali Reinert Sous la direction de Serge Janicot, Catherine Aubertin, Martial Bernoux, Edmond Dounias, Jean-François Guégan, Thierry Lebel, Hubert Mazurek et Benjamin Sultan
Éditions IRD

Novembre 2015

Climat, le temps d'agir. Ouvrage collectif du Club des Argonautes
Édition Le cherche midi
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L'eau à découvert sous la direction de Agathe EUZEN, Catherine JEANDEL et Rémy MOSSERI
CNRS Éditions
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Octobre 2015

Atlas du climat : Face aux défis du réchauffement. François-Marie Bréon et Gilles Luneau, préfacé par Jean Jouzel, cartographie de Hugues Piolet.
Éditions Autrement
Recension de Yves Fouquart

Climat : y voir clair pour agir. Sébastien Balibar
Éditions le Pommier
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Septembre 2015

Quoi de neuf sur la planète blanche ? Bernard Francou & Christian Vincent.
Éditions Glénat
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Juin 2015

Climate Change and Satellites : Knowledge for action
Éditions Suds- Concepts
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Voyage à travers les climats de la Terre. Gilles Ramstein
Éditions Odile Jacob
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Mai 2015

Climat – 30 questions pour comprendre la conférence de Paris.Pascal Canfin, Peter Staime.
Éditions les petites matins
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Mars 2015

What We Think About When We Try Not To Think About Global Warming: Toward a New Psychology of Climate Action de Per Espen Stoknes
Chelsea Green Publishing C. Éditions

Why does knowing more mean believing—and doing—less? A prescription for change.
The more facts that pile up about global warming, the greater the resistance to them grows, making it harder to enact measures to reduce greenhouse gas emissions and prepare communities for the inevitable change ahead.
It is a catch-22 that starts, says psychologist and economist Per Espen Stoknes, from an inadequate understanding of the way most humans think, act, and live in the world around them. With dozens of examples—from the private sector to government agencies—Stoknes shows how to retell the story of climate change and, at the same time, create positive, meaningful actions that can be supported even by deniers.
In What We Think About When We Try Not To Think About Global Warming, Stoknes not only masterfully identifies the five main psychological barriers to climate action, but addresses them with five strategies for how to talk about global warming in a way that creates action and solutions, not further inaction and despair.
These strategies work with, rather than against, human nature. They are social, positive, and simple—making climate-friendly behaviors easy and convenient. They are also story-based, to help add meaning and create community, and include the use of signals, or indicators, to gauge feedback and be constantly responsive.
Whether you are working on the front lines of the climate issue, immersed in the science, trying to make policy or educate the public, or just an average person trying to make sense of the cognitive dissonance or grapple with frustration over this looming issue, What We Think About When We Try Not To Think About Global Warming moves beyond the psychological barriers that block progress and opens new doorways to social and personal transformation.

Les instruments optiques d’observation de la Terre
Sous la direction de Georges Otrio et Guy Cerutti-Maori
ISTE Éditions
En savoir plus

Demain, quelle Terre ? : Dialogue sur l'environnement et la transition énergétique. Jean-Louis Bobin.
Éditions  EDP Sciences
En savoir plus

Submersion, Comment gérer la montée du niveau des mers. Laurent Labeyrie.
Éditions Odile Jacob.
La mer monte... Inéluctable effet du réchauffement climatique, cette élévation du niveau moyen des mers n’est que de quelques millimètres par an : rien là de bien spectaculaire, même si cela suffit, comme à La Faute-sur-Mer, pour causer de terribles catastrophes. Qu’en sera-t-il lorsqu’une montée des eaux de plus d’un mètre sera atteinte d’ici à la fin du siècle, et bien plus par la suite ?
Le phénomène a d’importantes conséquences économiques – il impose un réaménagement radical de toutes les zones côtières – et politiques, en déplaçant des populations entières de « réfugiés climatiques » vivant aujourd’hui sur des terres basses, comme le Bangladesh ou certains archipels océaniques. L’auteur, universitaire mais aussi élu dans une municipalité côtière de Bretagne-Sud confrontée à l’élévation du niveau marin, montre la voie qui devra tôt ou tard être suivie pour la gestion des autres questions écologiques liées au réchauffement climatique.
Spécialiste de paléo-océanographie, Laurent Labeyrie a été directeur de recherches au CNRS, professeur à l’université Paris-Sud-Orsay puis membre de l’Institut universitaire de France. Il a collaboré aux rapports du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat).

Janvier 2015

Le climat : la Terre et les Hommes. Jean Poitou, Pascale Braconnot et Valérie Masson-Delmotte.
Édition Edps Sciences
En savoir plus

Octobre 2014

Toulouse Midi -Pyrénées et l’Espace, la Région Midi Pyrénées au cœur du secteur spatial européen.
Dans un format intermédiaire entre ouvrage scientifique et magazine, ce livre présente la première région spatiale d’Europe, et la diversité de son écosystème en donnant la parole à des intervenants variés : le CNES, la science et la recherche, l'industrie des satellites, les sociétés spécialisées dans les services et les applications, etc.
Le CNES et plusieurs autres partenaires (Airbus Defence and Space, CLS, Midi-Pyrénées Expansion, Telespazio, Thales Alenia Space) se sont associés à Suds-Concepts, maison d’édition toulousaine, pour réaliser ce «book-magazine».
Ce livre est surtout diffusé par les partenaires qui l'ont financé, mais on peut le trouver à la boutique de la Cité de l'espace, à Toulouse.
Michel Lefebvre est co-auteur.

Octobre 2014

Le défi climatique - Objectif: +2ºC ! Jean Jouzel , Anne Debroise.
Éditions Dunod
En savoir plus

Juin 2014

Observer la Terre depuis l'espace: Enjeux des données spatiales pour la société. Cathy Dubois, Michel Avignon, Philippe Escudier.
Éditions Dunod
En savoir plus

Octobre 2013

L'Événement Anthropocène. La Terre, l'histoire et nous. Christophe Bonneuil, Jean-Baptiste Fressoz.
Éditions Seuil
En savoir plus

Septembre 2013

L'innocence du carbone - L'effet de serre remis en question. François Gervais.
Éditions Albin Michel
Cet ouvrage est un tissu de contrevérités...    Lire l'analyse critique de François-Marie Bréon

Mai 2013

Incertitudes sur le climat. Katia Laval et Guy Laval.
Éditions Belin
En savoir plus. Lire la recencion de Michel Petit

Octobre 2012

150 questions sur l’océan et le climat. Collectif.
Coédition Le Pommier - Universcience
En savoir plus : Recension de Guy Jacques

Septembre 2012

Saison brune. Philippe Squarzoni.
Éditions Delcourt

Septembre 2011

Faire la pluie ou le beau temps. Jean-Pierre Chalon.
Éditions Belin - Collection "Regards"

Mai 2011

Le climat à découvert : outils et méthodes en recherche climatique. Sous la direction de Catherine Jeandel et Rémy Mosseri.
CNRS Éditions
En savoir plus - Recension de Bruno Voituriez

Février 2011

Climat : le vrai et le faux. Valérie Masson-Delmotte.
Éditions Le Pommier

Janvier 2011

Climat, une planète et des hommes. Ouvrage collectif coordonné par Michel Petit et Aline Chabreuil.
Éditions du Cherche-midi

Juillet 2010

Climat et société - Climats passés, passage de l'homme, climat futur : repères essentiels. Marie-Antoinette Mélières.
Édition CRDP Académie de Grenoble

Juillet 2010

Changement Climatique : les savoirs et les possibles. Jérôme Chappellaz, Olivier Godard, Sylvestre Huet et Hervé Le Treut.
Édition La ville brûle

Février 2010

L'océan planétaire. Michèle Fieux, Chantal Andrié (illustrateur).
Éditions ENSTA

Novembre 2009

Atmosphère : quel effet de serre ! Valérie Masson-Delmotte et Marc Delmotte.
Éditions Le Pommier

Octobre 2009

Les observatoires : Observer la Terre. Bureau des longitudes. Coordonné par François Barlier.
Éditions Hermann<

Octobre 2009

Nouveau climat sur la Terre : comprendre, prédire, réagir. Hervé le Treut.
Éditions Flammarion

Octobre 2009

Éthique et changement climatique. Olivier Abel, Edouard Bard, André Berger, Jean-Michel Besnier, Roger Guesnerie, Michel Serres.
Éditions Le Pommier

Avril 2009

L'océan gouverne-t-il le climat ? Jacques Merle.
Coédition ADAPT/SNES - Vuibert

Octobre 2008

Les puits de carbone. Guy Jacques et Bernard Saugier.
Éditions Lavoisier Tec & Doc

Juillet 2008

Galileo - Un enjeu stratégique, scientifique et technique. François Barlier.
Éditions Eyrolles - L'Harmattan

Avril 2008

Le général Robert Aubinière : Propos d'un des pères de la conquête spatiale française. Robert Aubinière et André Lebeau - Préface de Yannick d'Escatha.
Éditions L'Harmattan

Avril 2008

Chemical Oceanography and the Marine Carbon Cycle. Steven Emerson et John Hedges.
Cambridge University Press

Mis à jour  juin 2021

Futur énergétique de la France en 2050

Publié par RTE le 8 juin 2021.: À quoi pourrait ressembler le «mix» électrique français en 2050 ?

Dans le cadre de ses missions légales (Bilan prévisionnel) et en réponse à une saisine du Gouvernement, RTE a lancé en 2019 une large étude sur l’évolution du système électrique intitulée «Futurs énergétiques 2050».

WMO Statement on the State of the Global Climate in 2019 publié en mars 2020.

Ce nouveau rapport élaboré par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et un vaste réseau de partenaires attire l’attention sur les manifestations physiques du changement climatique, telles que l’augmentation de la chaleur océanique et continentale, l’accélération de l’élévation du niveau de la mer et la fonte des glaces. Il réunit des informations sur les impacts des phénomènes météorologiques et climatiques sur le développement socio-économique, la santé humaine, les migrations et les déplacements de population, la sécurité alimentaire et les écosystèmes terrestres et marins.

Voir aussi :
Déclaration de l'OMM sur le climat mondial

Premier rapport annuel du "HAUT CONSEIL POUR LE CLIMAT"  Juin 2019 "Agir en cohérence avec ses ambitions"

Le Haut conseil pour le climat est un organisme indépendant chargé d’émettre des avis et recommandations sur la mise en oeuvre des politiques et mesures publiques pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de la France. Il a vocation à apporter un éclairage indépendant sur la politique du gouvernement en matière de climat. Il a été créé en novembre 2018 et officialisé par décret en mai 2019 et a un rôle consultatif.

Le point saillant du rapport est l'exigence de cohérence et de compatibilité, exprimé dans la première recommandation.

Les ambitions :

"...la France propose de se fixer des objectifs pertinents de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre (GES). La neutralité carbone en 2050 visée par ces projets est cohérente avec les objectifs de l’accord de Paris et les dernières connaissances scientifiques. Cette neutralité carbone en 2050 est techniquement réalisable mais implique une transformation profonde de l’économie et de la société à grande échelle..

Le constat:

"Le rythme de cette transformation est actuellement insuffisant, car les politiques de transition, d’efficacité et de sobriété énergétiques ne sont pas au coeur de l’action publique".

Sept recommandations :

  • Assurer la compatibilité des lois et grands projets nationaux avec la stratégie nationale bas-carbone.
  • Renforcer dès à présent les instruments des politiques climatiques.
  • Identifier et mettre en place les changements structurels nécessaires pour préparer l’économie et la société française à la neutralité carbone.
  • Assurer une transition juste.
  • Articuler la stratégie nationale bascarbone à toutes les échelles.
  • Évaluer systématiquement l’impact en émissions de gaz à effet de serre des politiques et mesures.
  • Renforcer le projet de stratégie nationale bas-carbone révisé.

Rapport spécial du GIEC sur les conséquences d'un réchauffement planétaire de 1,5 °C (2018)

Rapport annuel le l'AMS (American Metorological Societe sur les événements extrêmes de 2017

Pour la deuxième année consécutive, il y est montré que certains événements n'auraient pas eu lieu sans le réchauffement anthropique.
Voir le rapport complet

Rapport de Copernicus - Marine environment monitoring service sur l'état de l'océan - Octobre 2018

Propositions de mesures de politiques publiques pour un scénario bas carbone

L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a présenté, ce 19 octobre 2017, deux études proposant un scénario bas carbone pour 2050 et une batterie de mesures pour y parvenir.
Voir article du Journal de l'Environnement

Marine sustainability in an age of changing oceans and seas - Janvier 2016

EASAC (European Academies Science Advisory Council)

Etat du climat en 2015

Special Supplement to the Bulletin of the American Meteorological Society Vol. 97, No. 8, August 2016

Global Carbon Budget Published on 7 December 2015

Annual global carbon dioxide emissions from fossil fuels could drop slightly in 2015, according to a report from the Global Carbon Project led by a Stanford University researcher. This surprising result contrasts with the rapid growth in emissions before 2014, underlining the need for action to stabilize and permanently lower global CO2 emissions, the researchers conclude.

Atelier de Réflexion Prospective (ARP) de l'Agence Nationale de la Recherche.

L'objectif de cet Atelier de Réflexion Prospective (ARP) était de développer une réflexion globale et systémique sur l’ensemble des méthodes de géo-ingénierie de l’environnement envisageables à l’échelle régionale et globale.
Atelier de Réflexion Prospective (ARP) de l'Agence Nationale de la Recherche

Voir rapport final Avril 2014.

Cinquième rapport (Fifth Assessment Report 'AR5) 2013/2014 Rapport de la mission d'étude sur les énergies marines renouvelables

Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie - Mars 2013

Le présent rapport dresse un inventaire des technologie, puis examine successivement l’organisation en France de la recherche-développement sur les EMR, les enjeux industriels et économiques associés à l’essor d’une nouvelle filière de production d’énergie, les précautions à prendre pour préserver l’environnement marin et le cadre juridique applicable.

Déclaration de l'Organisation météorologique Mondiale sur l'état du climat mondial en 2010 :

L’année 2010 s’est particulièrement distinguée par le fait que les températures moyennes à la surface du globe ont atteint des valeurs records qui sont du même ordre que celles enregistrées en 1998 et 2005 et qui confirment l’accélération du réchauffement constaté ces 50 dernières années.

Rapport de l'Académie des Sciences sur le changement climatique du 26 octobre 2010.

Fourth Assessment Report (AR4) 2007 Rapport de l'Assemblée Nationale fait au nom de La Mission d'Information sur l'Effet de Serre

Jean-Yves Le Déaut, Nathalie Kosusco Morizet

Kyoto et l'économie de l’effet de serre>

Roger Guesnerie (sous la direction de..), Conseil d’Analyse économique, La Documentation française, 265p., 12 €, 2003 

Rapport sur l’évaluation de l’ampleur des changements climatiques, de leurs causes et de leur impact prévisible sur la géographie de la France à l’horizon 2025, 2050 et 2100.

Marcel Deneux, Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, Assemblée Nationale n° 3603 et Sénat n° 224, 2 vol. et 1 double cédérom., 2002
Beyond Kyoto – Energy Dynamics and Climate stabilisation
Agence Internationale de l’Energie
OCDE, 162p., 82 €, 2002 

Third assessment, report Climate change 2001   Dautray R. et Petit M. et al. L'effet de serre

Rapport de l'Académie des Sciences, Paris, Novembre 1994


Groupe Intergouvernemental d'Étude du Climat

Rapport spécial du GIEC sur les conséquences d'un réchauffement planétaire de 1,5 °C (2018)

Cinquième rapport (Fifth Assessment Report 'AR5) 2013/2014

Rapport de synthèse

Novembre 2014

 

Summary for Policymakers

Sommaire

1. Changements observés et leurs causes
1.1 Les changements observés dans le système climatique
1.2 Causes du changement climatique
1.3 Impacts du changement climatique
1.4 Les événements extrêmes

2. Changements climatiques futurs et risques et impacts
2.1 Facteurs clés contrôlant le climat futur
2.2 : Changements projetés du système climatique
2.3 Risques et impacts futurs en réponse au changement climatique
2.4 Changement climatique au-delà de 2100, irréversibilité et changements brusques

3. Futures trajectoires pour l’adaptation, l’atténuation et de développement durable
3.1 Bases pour la prise de décisions sur le changement climatique
3.2 Risques liés au changement climatique réduits par l’atténuation et l’adaptation
3.3 Caractéristiques des trajectoires d’adaptation
3.4 Caractéristiques des trajectoires d’atténuation

4. Adaptation et atténuation
4.1 Facteurs communs facilitants et contraintes pour l’adaptation et l’atténuation
4.2 Options d’adaptation
4.3 Options d’atténuation
4.4 Approches politiques de la technologie et la finance de l’adaptation et de l’atténuation
4.5 Compromis, synergies et interactions avec le développement durable

Volume 1 : changements climatiques 2013 - les éléments scientifiques

17 septembre 2013 (mis à jour le 14 octobre 2013)

Sommaire du Volume 1

Résumé à l’attention des décideurs - Traduction officielle en français.

Résumé technique 

Introduction
Observations : atmosphère et surface
Observations : océan
Observations : cryosphère
Paléoclimat
Cycles du carbone et des autres composés biogéochimiques
Nuages et aérosols
Forçages radiatifs naturels et d’origine anthropique
Évaluation des modèles climatiques
10 Détection et attribution du changement climatique de l’échelle globale et à l’échelle locale
11 Projections et prévisibilité à court terme du changement climatique
12 Projections à long terme
13 Niveau marin
14 Phénomènes climatiques et influence sur les futurs changements climatiques régionaux

Annexe I : Atlas des projections mondiales et régionales
Annexe II : Glossaire
Annexe III : Acronymes et abréviations
Annexe IV : Liste des auteurs
Annexe V : Liste deséditeurs

Volume 2 :Climate Change 2014: Impacts, Adaptation, and Vulnerability

Mars 2014

Sommaire du volume 2

Summary for Policymakers -
Technical Summary
Cross-chapter box compendium

Part A: Global and Sectoral Aspects

Context for the AR5
1 Point of departure
2 Foundations for decisionmaking

Natural and Managed Resources and Systems, and Their Uses

3 Freshwater resources
4 Terrestrial and inland water systems
5 Coastal systems and low-lying areas
6 Ocean systems
7 Food security and food production systems

Human Settlements, Industry, and Infrastructure

8 Urban Areas
9 Rural Areas
10 Key economic sectors and services

Human Health, Well-Being, and Security

11 Human health: impacts, adaptation, and co-benefits
12 Human security
13 Livelihoods and poverty

Adaptation

14 Adaptation needs and options
15 Adaptation planning and implementation
16 Adaptation opportunities, constraints, and limits
17 Economics of adaptation

Multi-Sector Impacts, Risks, Vulnerabilities, and Opportunities

18 Detection and attribution of observed impacts
19 Emergent risks and key vulnerabilities
20 Climate-resilient pathways: adaptation, mitigation, and sustainable development

Part B: Regional Aspects

21 Regional context

Regional Chapters

22 Africa
23 Europe
24 Asia
25 Australasia
26 North America
27 Central and South America
28 Polar Regions
29 Small Islands
30 The Ocean

Volume 3 : Climate Change 2014: Mitigation of Climate Change

Sommaire du volume 3

Avril 2014

Technical Summary -
Changes to the Underlying Scientific/Technical Assessment 
Introductory Chapter
1 Integrated Risk and Uncertainty Assessment of Climate Change Response Policies
2 Social, Economic and Ethical Concepts and Methods
3 Sustainable Development and Equity 
4 Drivers, Trends and Mitigation 
5 Assessing Transformation Pathways 
6 Energy Systems 
7 Transport
8 Buildings 
9 Industry 
10 Agriculture, Forestry and Other Land Use (AFOLU) 
11 Human Settlements, Infrastructure and Spatial Planning 
12 International Cooperation:Agreements and Instruments 
13 Regional Development and Cooperation
14 National and Sub-national Policies and Institutions
15 Cross-cutting Investment and Finance Issues

Fourth Assessment Report (AR4) 2007

Working Group I Report "The Physical Science Basis" - février 2007

 

FULL REPORT 
SUMMARY FOR POLICYMAKERS

Working Group II Report "Impacts, Adaptation and Vulnerability"

FULL REPORT 
SUMMARY FOR POLICYMAKERS

Working Group III Report "Mitigation of Climate Change"

FULL REPORT
SUMMARY FOR POLICYMAKERS

Third assessment, report Climate change 2001 :

  • 1er rapport : The scientific basis

  • 2ème rapport : Impacts, Adaptation and Vulnerability, 

  • 3ème rapport : Mitigation, 

  • Synthèse : Synthesis report

  • Émission scénarios: Special report, 

Cambridge University Press, 2002:
La traduction en Français du dernier rapport du Groupe International d'Étude du Climat est en cours et devrait sortir en 2004.

 

Quelques critiques sur l’ouvrage de François Gervais :

par François-Marie Bréon.

Introduction de Yves Dandonneau

François Marie Bréon est chercheur au Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement, et est l’un des experts du groupe I du GIEC.

La parution du livre de François Gervais "L'innocence du carbone" l'a fait vivement réagir, et il a rédigé cette analyse critique. En plein accord avec ses remarques, et bien qu'elles s'adressent davantage à ses pairs qu'à un public large, le Club des Argonautes a décidé de les publier.

Les manipulations les plus manifestes de François Gervais portent sur des figures et sautent aux yeux lorsque François Marie Bréon les met en parallèle avec des figures construites à partir des données fiables. Il s’agit le plus souvent de figures que François Gervais a soigneusement centrées sur des périodes restreintes où la variation à court terme est l’inverse de celle sur les vingt à trente ans de données disponibles.

Certaines des autres critiques, évidentes pour des spécialistes, sont assénées très rapidement. Il peut être utile de les développer un peu :

Le dégazage de l'océan serait responsable de l'augmentation de CO2 dans l'atmosphère ?
Alors que François Gervais s'appuie sur la propriété qu'a l'océan de perdre du gaz carbonique au profit de l'atmosphère lorsqu'il se réchauffe (erreurs 1 et 2), François Marie Bréon lui reproche son ignorance totale du cycle du carbone. Étant donné que cette ignorance est sans doute partagée par la plupart des personnes, à l'exception des scientifiques spécialistes du domaine, ce point mérite quelques éclaircissements. Oui, lorsque l'océan se réchauffe, la pression partielle du gaz carbonique y augmente, à raison de 2,3 % par degré. Ainsi, pour un réchauffement de 0,2 °C, ordre de grandeur pour les 20 dernières années, cette pression partielle, qui en 1990 était de l'ordre de 360 µatm, aurait augmenté dans l'océan de 1,656 µatm. C’est extrêmement peu, car dans le même temps, du fait des rejets anthropiques de gaz carbonique, cette pression partielle a augmenté bien davantage dans l'atmosphère, passant de 360 à près de 400 µatm en 2012. Les échanges de gaz carbonique entre l'océan et l'atmosphère étant contrôlés par la différence de pression partielle entre ces deux milieux, on voit bien que l'équilibrage se réalise par l'absorption de gaz carbonique par l'océan. Les mesures de la concentration en "gaz carbonique + carbonates" dans l'océan mettent effectivement en évidence une augmentation de ces quantités. Il est donc totalement infondé de prétendre que le dégazage de l'océan serait responsable de l'augmentation du CO2 dans l'atmosphère  

Il y a suffisamment de gaz carbonique dans l'atmosphère pour intercepter tout le rayonnement infra-rouge émis par la surface de la terre aux longueurs d’onde auxquelles ce gaz absorbe

François Gervais reprend une des critiques favorites des "climatosceptiques", à savoir qu’il y a déjà suffisamment de gaz carbonique dans l’atmosphère pour intercepter tout le rayonnement infra-rouge émis par la surface de la terre aux longueurs d’onde auxquelles ce gaz absorbe, et par conséquent, ajouter encore du gaz carbonique ne change rien (erreur 9). François Marie Bréon rappelle que l’effet de serre n’est pas une notion simple, et que les mouvements de convection dans l’atmosphère y jouent un rôle important. Sur le point précis de la saturation, nous ajoutons que si le gaz carbonique absorbe une partie du rayonnement infra rouge, le transfert radiatif de l’énergie ne s’arrête pas là, car comme tous les gaz, il est aussi émetteur, aléatoirement vers le haut ou vers le bas, de ce rayonnement, qui sera de nouveau absorbé, et ainsi de suite...

Merci à François-Marie Bréon de nous avoir permis de publier ce texte sur notre site, et bravo pour la pertinence de ses critiques.  


Analyse critique de François-Marie Bréon

Préambule

Cet ouvrage est un tissu de contrevérités. Je ne voudrais pas en faire une publicité qui lui profite en en faisant une recension. Je choisis cependant de montrer un certain nombre de points qui sont des erreurs factuelles, plus quelques éléments de désinformation manifeste. L’auteur continue de proclamer qu’il a été sélectionné par le GIEC pour être relecteur. Il se sert de cela pour prétendre une compétence particulière. Il faut expliquer qu’on n’exige pas plus d’une thèse pour pouvoir devenir rapporteur, dans n’importe quel domaine, et que ce sont bien les relecteurs qui sont volontaires plutôt que le GIEC qui va les chercher. On notera que, si l’ouvrage cite de très nombreuses références, elles ne sont jamais précisées en fin de texte. Au lecteur de faire la recherche s’il veut vérifier les dires. Dans de nombreux autres cas, les affirmations ne sont pas référencées. A plusieurs reprises, je n’ai pas réussi à retrouver les références indiquées.

Les citations extraites de l’ouvrage sont en italiques.

Erreurs

  1. Pages 31-32 : l’auteur analyse les variations annuelles de la concentration atmosphérique en CO2 avec les anomalies de température. Il constate que la concentration augmente beaucoup plus vite les années chaudes que les années froides, et de plus avec un apparent décalage temporel (l’effet sur la concentration se faisant sentir 6 mois après les températures). Il en déduit que c’est bien la température qui pilote le CO2, et que la hausse des températures conduit au dégazage de l’océan. C’est la une théorie révolutionnaire et il est fort regrettable que l’auteur n’ait pas publié sa découverte dans une revue scientifique. Il est surtout regrettable qu’il ne connaisse rien au cycle du carbone. Il est en fait bien compris que la variabilité à court terme des températures moyennes est modulée par les événements El Niňo/La Niňa, et que ces évènements conduisent à des flux anormaux de CO2 qui sont davantage le fait de la végétation que celui de l’océan. L’hypothèse de dégazage de l’océan est contraire à l’observation d’une croissance continue de la quantité de CO2 dans l’océan. Même si un peu technique, ce point est fondamental puisqu’il est utilisé par l’auteur pour minimiser dans le reste de l’ouvrage la composante humaine à la hausse des concentrations atmosphériques (il affirme que l’essentiel de la hausse est d’origine naturelle et pas anthropique).

  2. Page 37 : L’auteur affirme que les niveaux de CO2 élevés ne sont pas dus aux activités humaines mais au fait que le soleil a une activité intense, qui a donc chauffé les océans, ce qui a conduit au dégazage du CO2. Peut-il alors expliquer pourquoi, alors qu’il y a dégazage, la concentration en carbone dans l’océan a augmenté, comme démontré par des mesures directes ou par l’augmentation de son acidité ?

  3. Page 43 : “Selon la NOAA, la première décennie de ce siècle a connu une chute de température moyenne hivernale de 2°C aux États-Unis, pays pourtant gros émetteur de CO2.
    Vu la vitesse du mélange du CO2 dans l’atmosphère, on voit mal en quoi les émissions locales ont un quelconque rapport avec la variation des températures locales ; encore un concept manifestement mal compris. Par ailleurs, un refroidissement majeur sur les USA est manifestement faux. L’auteur pourrait-il nous donner la source de son affirmation ?  

  4. Pages 44-45 : L’auteur présente l’hypothèse que la température de la terre peut être expliquée par une pente liée à la sortie du petit âge glaciaire, et à un cycle de 60 ans. Aucun mécanisme physique n’est proposé pour ce cycle.

  5. Page 45 : «La température de la Terre se trouve maintenant juste avant le début de la phase descendante de ce cycle comme le confirmera l’intégralité des mesures recensées au chapitre 2. Des experts du GIEC l’ont reconnu.». On ne sait pas qui sont ces experts et ce qu’ils ont vraiment dit. Ce n’est certainement pas le message porté par le GIEC.  

  6. Page 78 : “Par ailleurs, le Géant blanc”, le glacier Perito Moreno par exemple, n’est pas en régression. Il avance de 2 à 3 m par jour.”
    Manifestement, l’auteur confond la vitesse d’avancement d’un glacier, et la position du front du glacier. Utiliser la vitesse d’avancement comme preuve de sa non-régression est une hérésie. Si le front du glacier avançait de 2 à 3 m par jour, il y aurait de quoi s’inquiéter (1 km par an…).  

  7. Page 89 : “L’humidité spécifique globale a diminué de 10% en cinquante ans selon la NOAA”.
    Ceci est manifestement faux. L’auteur peut il nous donner la source de son affirmation ? Moi, j’ai trouvé ce site, qui montre clairement une augmentation (c’est bien un site de la NOAA):
    http://www.climate.gov/news-features/understanding-climate/2012-state-climate-humidity

  8. Page 121 : «La température moyenne de l’Antarctique n’a jamais cessé de baisser depuis 25 ans (A. Wendt et al., 2009)”.
    Cette affirmation n’est pas en accord avec les données.
    Par exemple http://earthobservatory.nasa.gov/IOTD/view.php?id=8239 . La référence donnée (Wendt et al., 2009) ne dit absolument pas cela.  

  9. Page138 : Tentative d’expliquer l’effet de serre. L’auteur ne s’intéresse qu’à ce qui se passe à proximité de la surface. Il donne cette explication :
    «En définitive, les molécules de dioxyde de Carbone se trouvant au-dessus du plafond de quelques dizaines de mètres, grâce auxquels l’opacité est déjà acquise, ne peuvent pas recevoir le rayonnement de la Terre aux deux fréquences concernées. Elles ne peuvent contribuer à l’effet de serre”.
    Manifestement, l’auteur pense que l’effet de serre agit en bloquant le rayonnement en provenance de la surface. En fait, les échanges d’énergie proches de la surface se font essentiellement par convection. L’énergie provenant de la surface est déposée à une altitude de quelques km. Au dessus, ce sont les processus radiatifs qui dominent et c’est là que l’effet de serre prend tout son sens. Ce n’est pas une notion simple (je l’enseigne à Bac+4) mais l’auteur qui prétend nous expliquer que le GIEC n’a rien compris n’a manifestement pas assisté à un cours de transfert radiatif atmosphérique.

  10. Page 140 : "Les modèles envisagent la convection des molécules de CO2 échauffées“.
    Il n’y a pas de “molécules de CO2 échauffées” dans les modèles de climat.  

  11. Page 156 : “Près de 200 simulations publiées prédisent la température en cas de doublement du CO2 dans l’atmosphère. Les conclusions s’échelonnent entre 0.2 et 6.4°C. Face à une telle absence de consensus, pourquoi le GIEC retient il une température alarmiste de 4°C avec une plage de vraisemblance de 2.4 à 6.4°C”.
    Il y a là une confusion manifeste entre les simulations pour un doublement de CO2 et les différents scénarios pour la fin du siècle qui répondent à des concentrations de CO2 très variables, ce qui explique une bonne part de la dispersion.

  12. Pages 158-159 : L’auteur décrit l’article de Beck qui remet en cause les mesures de concentration en CO2 avant les mesures à Mauna Loa (ie entre 1850 et 1950). Ces mesures, rapportées par Beck, ont été faites dans des villes, à proximité de sources de CO2 telles que poêles ou cheminées. Elles ne sont absolument pas représentatives de l’atmosphère moyenne et leur variabilité montre des signaux aberrants. Le fait que F.Gervais apporte le moindre crédit à cette publication montre qu’il ne comprend pas grand-chose au cycle du Carbone. Cf
    http://www.realclimate.org/index.php/archives/2007/05/beck-to-the-future/

Dans tout l’ouvrage, il y a une confusion manifeste entre le GIEC et le groupe 1. La critique portant sur données, modélisation, projection, et pas du tout sur impact ou mitigation, est manifestement faite sur le travail du groupe 1. Pourtant, l’auteur nous ressort cette histoire sur les glaciers de l’Himalaya à propos desquels une coquille s’était glissée dans le quatrième rapport du GIEC (p159-160) qui ne se trouvait pas dans le rapport du groupe 1. Il est vraisemblable qu’il n’a pas lu le rapport.

L’auteur met en avant Syun Akasofu, un climatosceptique, en insistant sur le nombre de publications et de citations. Il oublie de dire que ce chercheur est un spécialiste des aurores boréales, qu’il n’a jamais travaillé sur le climat. Son nombre important de publications est dans un domaine qui n’a rien à voir avec le climat.

http://www.iarc.uaf.edu/people/sakasofu

Désinformation

De nombreuses figures montrent une variable en fonction du temps. La période temporelle est toujours choisie habilement pour montrer peu ou pas de variation.

Figure 4 : Courbe sur 2009-2012 alors que les données sont disponibles à partir de 1994 ;

Figure 5 : Niveau des mers qui s’arrête en 2010. Pour ne pas voir l’accélération ensuite ?

Figure 6 : évolution de la surface de la banquise estivale Arctique à partir de 2007, qui était un minimum très marqué. Une série temporelle plus longue montrerait très clairement la diminution spectaculaire.

Commentaires sur les figures

Dans l'ouvrage :

Pourquoi François Gervais utilise t-il les données anciennes HadCrut3 alors que les données HadCrut4 sont disponibles depuis Mars 2012 (voir figure ci-dessous) ? Serait ce parce que les données les plus récentes ne fonctionnent pas avec son modèle ? Je ne comprends pas ce que F. Gervais montre exactement. Températures mensuelles ou annuelles ? La variabilité haute fréquence me paraît très forte.

http://www.cru.uea.ac.uk/cru/data/temperature/HadCRUT4.pdf

Ci-dessous, figure extraite du livre de François Gervais :

ci-dessus, figure Extraite du site

http://sealevel.colorado.edu/content/2013rel6-global-mean-sea-level-time-series-seasonal-signals-removed  .

Est il innocent d’avoir limité la courbe à la période 2009-2012, ou est ce une tentative de désinformation ? J’ai une opinion…

Dans l'ouvrage :

La réalité est ci-dessous. Est il innocent d’avoir oublié la période la plus récente qui montre une nouvelle augmentation ? Est il innocent d’avoir choisi le Pacifique qui a montré une pause temporaire contrairement aux autres bassins océaniques ?

Dans l'ouvrage

Pourquoi ci-dessus Francois Gervais choisit il de commencer la série de mesure en 2007, qui correspond à un minimum très marqué du minimum d’extension de la banquise ? Serait ce pour ne pas mettre en perspective les mesures récentes qui montrent une diminution spectaculaire de la surface, diminution moins claire lorsque on prend une période courte, aussi bien pour le minimum et le maximum ? Ci-dessous les mêmes données mais sur l’ensemble de la durée disponible.

Dans l'ouvrage

Je n’ai pas réussi à retrouver la source de ces données à partir desquelles a été construite cette (à part sur les sites climatosceptiques). Ci-dessous les données de volume de glace qui font référence. Ce n’est pas vraiment la même chose http://psc.apl.washington.edu/wordpress/research/projects/arctic-sea-ice-volume-anomaly/ .  

Dans l'ouvrage

Très fort de voir une oscillation de période 60 ans dans une série temporelle qui en fait à peine plus. Sur le site de NASA-GISS, je ne vois pas de jeu de données concernant la température moyenne des océans. Il y a un jeu de données combiné terre-océan, et un pour terre seulement. Quelle manipulation a été faite sur les données ?

La page du GISS est ici : http://data.giss.nasa.gov/gistemp/graphs_v3/.

On y trouve le graphe ci dessous. Difficile de retrouver quelque chose de réellement cohérent avec la Figure 9. Il est très probable qu’il y a eu manipulation de données. Par ailleurs, une analyse poussée montre que l’auteur a choisi d’arrêter la série temporelle à l’année 2008. Les années 2009, 2010, 2011 et 2012 étant plus chaudes. Encore une manipulation.

Dans l'ouvrage

Les données originales sont là :

http://www.nodc.noaa.gov/OC5/3M_HEAT_CONTENT/ 

et la figure est reproduite ci-dessous. Il semble que l‘auteur ait choisi de ne pas montrer les données récentes qui ne collent pas avec son propos. En effet, il est difficile de voir sur la figure ci-dessous une pente négative, même en se limitant à la période postérieure à 2003.

Dans l'ouvrage

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Curieux cette figure qui indique comme source les mesures de Big Bear Solar Observatory. En effet, ces mesures one commencé fin 1998 (Palle et al, J. Geophs Res, 2009 : Interannual variations in Earth's reflectance 1999-2007). Il est a peu près certain que les points avant 1999 (donc ceux qui montrent des variations importantes) ne sont PAS déduites de l’éclairement de la partie sombre de la lune. Après une heure de recherche, je n’ai toujours pas réussi à trouver la source des données utilisées avant 1999. Il y a un article de Palle et al ? paru dans Science en 2004. Ci dessous la figure clé de cet article. On ne retrouve pas la figure de F. Gervais. A noter que les mesures en noir sont déduites de satellites, et PAS de l’éclairement de la partie sombre de la Lune.

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Les noms des auteurs membres du Club des argonautes sont en rouge

Novembre 2020

Pieds nus sur la Terre par Rob Greenfield
Vue et philosophie d'un homme qui a décidé de vivre pour que le monde aille mieux.
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Mai 2020

Le drôle de voyage de Mister Green, par Rob Greenfield
Rob Greenfield
Il s’est donné pour projet de vie d’être le changement qu’il veut voir dans le monde. Tout dans sa vie est fait pour limiter son impact sur l’environnement et sensibiliser le plus de gens possible à un mode de vie plus écoresponsable.
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Septembre 2019

Devant l'effondrement. Essai de collapsologie
Yves Cochet
Édition LLL (Les liens qui libèrent)
Trois questions à un homme politique, mathématicien de formation et écologiste de conviction, qui se revendique désormais comme «collapsologue». Depuis quelques années, la collapsologie suscite l'intérêt du grand public, des médias, des milieux militants, du monde universitaire, et jusqu'au personnel politique. Ancien ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement dans le gouvernement de Lionel Jospin (2001-2002), député français puis député européen de 1997 à 2014.
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Le Grand Livre de notre alimentation
25 experts de l'Académie d'agriculture de France
Édition Odile Jacob
Le guide complet de notre alimentation en 100 chapitres.
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Mai 2019

Contre l’écologisme
Bruno Durieux
Édition De Fallois
Il y a l’écologie d’un côté et l’écologisme de l’autre. Bruno Durieux respecte la discipline scientifique, mais dénonce la «doctrine politique qui s’approprie l’écologie», ce « gauchisme réactionnaire » qui prospère aujourd’hui sur les cendres des calamiteuses idéologies du XXème siècle. L’auteur n’est pas un spécialiste de l’écologie ; il est économiste, maire de Grignan dans la Drôme, sculpteur émérite et fut député et ancien ministre. Il a pourtant décidé de se hasarder «sur le terrain miné de l’écologie»  animé par sa «passion pour la nature» et sa conviction que le succès de cette idéologie est délétère pour notre économie.
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Novembre 2018

Manifeste pour les nouvelles ressources
Collectif d'auteurs
Éditions Le Cherche Midi

LE MONDE QUI VIENT - L’humanité a-t-elle un avenir ?
Alexandre Rojey
Plus que jamais, l'humanité est confrontée à des promesses exaltantes, mais aussi à de lourdes menaces....

Janvier 2017

François Arago, l'oublié
Guy Jacques
Éditions Nouveau monde
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Septembre 2016

Le sol - Une merveille sous nos pieds.
Christian Feller, Ghislain De marsily, Christian Mougin, Guénola Pérès, Thierry Winiarski
Éditions Belin

Comment les économistes réchauffent la planète Antonin Pottier
Éditions Seuil
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Financer la transition énergétique.
Alain Grandjean et Mireille Martini.
Les Éditions de l'Atelier.
Le dérèglement climatique menace la planète. Une transition énergétique est nécessaire pour tenir les engagements de la COP21. Où trouver l’argent pour engager dès maintenant cette transition énergétique alors que la finance reste rivée à des obligations de rendements rapides et élevés et que les acteurs publics et privés sont lourdement endettés ?
Après avoir établi un diagnostic des actions à mener, Alain Grandjean et Mireille Martini proposent dans ce livre précurseur des leviers pour mobiliser à l’échelle mondiale les ressources financières nécessaires à la décarbonation de l’économie et à la construction d’infrastructures diminuant drastiquement les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Ils montrent ainsi clairement qu’agir coûte moins cher que subir. La mise en œuvre des solutions passe par une réglementation plus stricte des marchés financiers par les États, par une réforme du système monétaire international et par une implication forte des entreprises et de l’ensemble de la société. Ainsi, la transition énergétique, impératif vital, deviendra un véritable projet de société, une condition essentielle au bien vivre de tous sur Terre.
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Septembre 2015

Sapiens - Une brève histoire de l'humanité.
Yuval Noah Harari.
Édition Alin Michel
Véritable phénomène d’édition, traduit dans une trentaine de langues, Sapiens est un livre audacieux, érudit et provocateur. Professeur d’Histoire à l’Université hébraïque de Jérusalem, Yuval Noah Harari mêle l’Histoire à la Science pour remettre en cause tout ce que nous pensions savoir sur l’humanité : nos pensées, nos actes, notre héritage… et notre futur.

Février 2015

Histoire de l'océanographie. De la surface aux abysses.
Patrick Geistdoerfer
Édition nouveau monde.
En savoir plus

Avril 2015

Une histoire des sciences de la planète «Terre».
Alain Giraud-Ruby
Éditions Acte Sud
Recension de Michel Petit

Novembre 2013

Les gaz de schiste, nouvelle impasse ou nouvel eldorado ?
Jean-Louis Fellouz et Catherine Gautier.
Éditions Odile Jacob

Octobre 2012

Océanez-vous, La Terre est ton navire, non ta demeure? Michel Lefebvre.
Édité par Sud[s]Concepts.

Avril 2012

Monde polaires : Hommes et biodiversités des défis pour la science.
Mireille Raccurt, Robert Chenorkian, Oréfacé par Albert II de Monaco.
Édité par le CNRS, imprimé par les Éditions du Cherche Midi
Recension de Yves Dandonneau

Avril 2011

Les horizons terrestres. Réflexions sur la survie de l'humanité.
André Lebeau.
Collection Le Débat, Gallimard
En savoir plus

Mai 2011

Changer le monde : tout un programme.
Jean-Marc Jancovici.
Éditions Calmann-Lévy
En savoir plus. Recension Yves Dandonneau

Avril 2011

Les horizons terrestres, réflexions sur la survie de l'humanité.
André Lebeau
Éditions Gallimard
En savoir plus Recension de Michel Lefebvre

Février 2011

Virer de bord, Plaidoyer pour l’homme et la planète.
Guy Jacques
Harmattan éditeur

Février 2011

Économie du climat. Pistes pour l’après-Kyoto.
Ouvrage collectif sous la direction de Olivier Godard et Jean-Pierre Ponssard.
Les éditions de l'Éditions de l'école polytechnique

Janvier 2011

Voyage dans l'anthropocène.
Claude Lorius et Laurent Carpentier.
Édition Actes Sud
En savoir plus

Janvier 2011

Changement de climat, changement d'économie ?
Ouvrage collectif sous la direction de Jean-Philippe Touffut
Éditions Albin Michel

Novembre 2010

Qu’est-ce que l’écologie ? Une définition scientifique.
Guy Jacques.
Éditions du Seuil
En savoir plus

Septembre 2010

La vie, quelle entreprise !
Robert Barbault, Jacques Weber.
Éditions du Seuil
En savoir plus

Février 2010

La condition tropicale : Une histoire naturelle, économique et sociale des basses latitudes.
Francis Hallé
Édition Acte Sud

Octobre 2008

L’enfermement planétaire.
André Lebeau
Éditions Gallimard 2008. Folio-actuel, 2011
En savoir plus
Recension de Jacques Merle

Avril 2008

Une mer sans poisson.
Philippe Cury et Yves Miserey
Éditions Calmann levy

Avril 2008

Simple Solutions : for Humanity.
Patrick Kenji Takahashi
En savoir plus

Août 2007

Simple Solutions: For Planet Earth.Patrick Kenji Takahashi
Author House

...maintenant c'est la Terre qui nous travaille

LA TERRE EST TON NAVIRE... ET NON TA DEMEURE ...

Les coups de cœur de Michel Lefebvre

Océanez vous

« Le centimètre c’est le pied »
Pour le quarantième anniversaire du GRGS

 

Cette terre, il nous faut la mesurer…

Démesure - Michel Lefebvre

Faire bonne mesure
Se mesurer à
Donner toute sa mesure
Manquer de mesure
Un emploi du temps à sa mesure
Tailler sur mesures
Battre la mesure
Avoir commune mesure
Prendre les mesures qui s’imposent
Se passionner outre mesure
Dépasser la mesure
Prendre des mesures contraignantes
Prendre des mesures préventives
Ne pas présumer de ses forces
Plutôt mesuré sa force
Aller au fur et à mesure
Se dépenser sans mesure
Ne mesurer ni son temps ni sa peine
Prendre la mesure de ses possibilités
Ne plus se mesurer
Mesurer sa chance, son bonheur
Fausse morale « l’homme est à la mesure de toute chose »Prendre pour modèle

Prendre la mesure d’un modèle ses mensurations
Mesurer l’étendue du problème
Dans toutes ses dimensions
Dans une large mesure…

 


Edouard Glissant  

Notre terre, notre part de la terre, ne la constituons pas en territoire d’où nous croirons être autorisés à conquérir les lieux du monde.
Nous savons bien que les puissances d’oppression visent de partout et de nulle part, qu’elles corrompent en sourdine notre réel, qu’elles le régissent sans que nous voyions d’où ni comment. Mais du moins leur opposons-nous déjà ’éclat de la relation, par quoi nous refusons de réduire un lieu ni de l’élire en centre clos.

 


Jacques Audiberti

Les chiffres modelés par l’espace qui les entoure sont clairs. A la différence des mots, ils ne fument pas, ils ne sentent pas. Les lois ne forcent personne, n’exigent rien. Elles donnent tranquillement la mesure du monde.

Le retour du divin - Gallimard - 1943

La mesure séduit peu… on lui préfère les prophètes, les démagogues, les tyrans bien souvent aux arpenteurs du réel, aux comptables soucieux du possible.


Peut-être ne mettons nous pas la mesure sous une forme concrète comme c’était le cas au temps de la révolution. 

Je mesure mes paroles, je pèse mes mots
Voici quelques exemples :

Denis Guedj

La France a ouvert un compas, l’a posé sur l’équateur et sur le pôle.

Sous les pieds de chaque citoyen il passe un méridien.

Les hommes sont égaux, les méridiens le sont aussi.

La voilà enfin cette unité de mesure fondée sur le plus grand et le plus invariable des corps que l’homme puisse mesurer : le globe terrestre lui-même !

Quel plaisir il y aura pour un père de famille de pouvoir se dire : le champ qui fait subsister mes enfants est une certaine proportion du globe.

Je suis dans cette proportion-là copropriétaire du monde.

Extraits de La révolution des Savants - Collection découverte de Gallimard

 


Un chant de la Terre qui roule (extrait) - Walt Whitman

Un chant de la terre qui roule et de mots en harmonie,
Pensiez-vous que c’était cela, les mots, ces lignes droites ?
ces courbes, ces angles, ces points ?
Non, ce ne sont pas les mots,
Les mots substantiels sont dans la terre et la mer,
Ils sont dans l’air, ils sont en vous.
Pensiez-vous que c’était cela les mots,

ces sons délicieux exhalés de la bouche de vos amis ?
Non, les mots véritables sont plus délicieux que cela.
Les corps humains sont des mots, des myriades de mots,

(dans les grands poèmes reparaît le corps, soit de l’homme,
soit de la femme, bien modelé, naturel, gai,
[…]
En chacune de ses parties, robuste, actif, réceptif, sans
honte ni le besoin de honte).
Air, terre, eau, feu - voilà des mots,
Moi-même suis un mot avec eux  -  mes qualités et les leurs
S’entre pénètrent - mon nom ne signifie rien pour eux.
Alors même qu’il serait proclamé
dans les trois mille langues,
que connaîtraient de mon nom l’air, la terre, l’eau, le feu ?
Une mine bien portante, un geste amical ou impératif, sont
des mots, des sentences, des sens,

[…]

 Feuille d'herbes - Gallimard 1918


Autrefois nous travaillions la terre maintenant c’est la terre qui nous travaille.

Michel Lefebvre

Sommaire


Que faire, mais n’est-il pas trop tard ?

Marche funèbre pour la mort de la terre - Jules Laforgue

Ô convoi solennel des soleils magnifiques,
Nouez et dénouez vos vastes masses d’or,
Doucement, tristement, sur de graves musiques,
Menez le deuil très lent de votre sœur qui dort.

Les temps sont révolus ! Morte à jamais, la Terre,
Après un dernier râle (où tremblait un sanglot !)
Dans le silence noir du calme sans écho,
Flotte ainsi qu’une épave énorme et solitaire.
Quel rêve ! est-ce donc vrai ? par la nuit emporté,
Tu n’es plus qu’un cercueil, bloc inerte et tragique
Rappelle-toi pourtant ! Oh ! l’épopée unique !...
Non, dors, c’est bien fini, dors pour l’éternité.

Ô convoi solennel des soleils magnifiques,
Nouez et dénouez vos vastes masses d’or,
Doucement, tristement, sur de graves musiques,
Menez le deuil très lent de votre sœur qui dort.

Et pourtant souviens-toi, Terre, des premiers âges,
Alors que tu n’avais, dans le spleen des longs jours,
Que les pantoums du vent, la clameur des flots sourds
Et les bruissements argentins des feuillages.
Mais l’être impur paraît ! ce frêle révolté
De la sainte Maïa déchire les beaux voiles
Et le sanglot des temps jaillit vers les étoiles…
Mais dors, c’est bien fini, dors pour l’éternité.

Ô convoi solennel des soleils magnifiques,
Nouez et dénouez vos vastes masses d’or,
Doucement, tristement, sur de graves musiques,
Menez le deuil très lentement de votre sœur qui dort.

Oh ! tu n’oublieras pas la nuit du moyen-âge,
Où, dans l’affolement du glas du Dies irae,
La famine pilait les vieux os déterrés
Pour la peste gorgeant les charniers avec rage.
Souviens-toi de cette heure où l’homme épouvanté,
Sous le ciel sans espoir et têtu de la Grâce,
Clamait : «Gloire au très-Bon », et maudissait sa race !
Mais dors, c’est bien fini, dors pour l’éternité.

Ô convoi solennel des soleils magnifiques,
Nouez et dénouez vos vastes masses d’or,
Doucement, tristement, sur de graves musiques,
Menez le deuil très lent de votre sœur qui dort.

Hymnes ! autels sanglants ! ô sombres cathédrales,
Aux vitraux douloureux, dans les cloches,
L’encens. Et l’orgue déchaînant ses hosannas puissants !
Ô cloîtres blancs perdus ! pâles amours claustrales,
[…] Ce siècle hystérique où l’homme a tant douté,
Et s’est retrouvé seul, sans Justice, sans Père.
Roulant par l’inconnu, sur un bloc éphémère.
Mais dors, c’est bien fini, dors pour l’éternité.

Ô convoi solennel des soleils magnifiques,
Nouez et dénouez vos vastes masses d’or,
Doucement, tristement, sur de graves musiques,
Menez le deuil très lentement de votre sœur qui dort.

Et les bûchers ! les plombs ! la torture ! les bagnes !
Les hôpitaux de fous, les tours, les lupanars,
La vieille invention ! la musique ! les arts
Et la science ! et la guerre engraissant la campagne !
Et le luxe ! le spleen, l’amour, la charité !
La faim, la soif, l’alcool, dix mille maladies !
Oh ! quel drame ont vécu ces cendres refroidies !
Mais dors, c’est bien fini, dors pour l’éternité.

Ô convoi solennel des soleils magnifiques,
Nouez et dénouez vos masses d’or,
Doucement, tristement, sur de graves musiques,
Menez le deuil très lent de votre sœur qui dort.

Où donc est çakia, cœur chaste et trop sublime,
Qui saigna pour tout être et dit la bonne Loi,
Et Jésus triste et doux qui douta de la Foi
Dont il avait vécu, dont il mourrait victime ?
Tous ceux qui sur l’énigme atroce ont sangloté ?
Où leurs livres, sans fond, ainsi que la démence ?
Oh ! Que d’obscurs aussi saignèrent en silence !...
Mais dors, c’est bien fini, dors pour l’éternité.

Ô convoi solennel des soleils magnifiques,
Nouez et dénouez vos vastes masses d’or,
Doucement, tristement, sur de graves musiques,
Menez le deuil très lent de votre sœur qui dort.

Et plus rien ! ô Venus de marbre ! eaux fortes vaines !
Cerveau fou de Hegel ! doux refrains consolants !
Clochers brodés à jour et consumés d’élans.
Livres où l’homme mit d’inutiles victoires !
Tout ce que la fureur de tes fils enfanté
Tout ce qui fut ta fange et ta splendeur si brève,
Ô Terre, est maintenant comme un rêve, un grand rêve.
Va, dors, c’est bien fini, dors pour l’éternité.

Ô convoi solennel des soleils magnifiques,
Nouez et dénouez vos vastes masses d’or,
Doucement, tristement, sur de graves musiques,
Menez le deuil très lent de votre sœur qui dort.

Dors pour l’éternité, c’est fini, tu peux croire
Que ce drame inouï ne fut qu’un cauchemar,
Tu n’es plus qu’un tombeau qui promène, au hasard
Une cendre sans nom dans le noir sans mémoire.
C’était un songe, oh ! oui, tu n’as jamais été !
Tout est seul ! nul témoin ! rien ne voit, rien ne pense.
Il n’y a que le noir, le temps et le silence…
Dors, tu viens de rêver, dors pour l’éternité.

Ô convoi solennel des soleils magnifiques,
Nouez et dénouez vos vastes masses d’or,
Doucement, tristement, sur de graves musiques,
Menez le deuil très lent de votre sœur qui dort.

 Œuvres complètes Mercure de France 1903


Peu de chances d’avoir d’autres Terres…

Le sanglot universel - Jules Laforgue

Ah ! la terre n’est pas seule à hurler, perdue !
Depuis l’Éternité combien d’astres ont lui,
Qui sanglotaient semés par l’immense étendue
Dont nul ne se souvient ! Et combien aujourd’hui !

Tous du même limons sont pétris, tous sont frères,
Et tous sont habités, ou le seront un jour,
Et comme nous, devant la vie et ses misères
Tous désespérément clament vers le ciel sourd.

Les uns, globes fumant et tièdes, n’ont encore

Que les roseaux géants dont les râles plaintifs
Durant les longues nuits balayent l’air sonore
Sous le rude galop des souffles primitifs.

D’autres ont les troupeaux de mammouths et les fauves
Et c’est la faim, le rut et leurs égorgements.

Sur d’autres l’homme est né. Velu, grêle, il déloge
Ses aînés de l’abri des puissantes forêts.

Un cadavre l’arrête, il s’étonne, interroge,
Dès lors monte la voix des grands misérérés.

Et c’est la Terre. Ah ! nous sommes bien vieux, nous autres !
Nous savons désormais que nul là-haut n’entend,
Que l’univers n’a pas de cœur sinon les nôtres
Et toujours vers un cœur nous sanglotons pourtant.

Ceux enfin où Maïa l’illusion est morte,
Solitaires, muets, flagellés par les vents,
Ils n’ont dans le vertige encor qui les emporte
Que la rauque clameur de leurs vieux océans.

Et tous ces archipels de globes éphémères
S’enchevêtrent poussant leurs hymnes éperdus
Et nul témoin n’entend, seul au-dessus des sphères ;
Se croiser dans la nuit tous ces sanglots perdus !

Et c’est toujours ainsi, sans but, sans espérance…
La Loi de l’univers, vaste et sombre complot
Se déroule sans fin avec indifférence
Et c’est à tout jamais l’universel sanglot

 

Publication posthume - Le sanglot de la Terre dans Œuvres complètes au Mercure de France  1901-1903


Prière à l’inconnu - Jules Supervielle

Voilà que je me surprends à t’adresser la parole,
Mon dieu, moi qui ne sais encore si tu existes
Et je ne comprends pas la langue de tes églises chuchotantes.
Je regarde les autels, la voûte de ta maison,
Comme qui dit simplement : voilà du bois, de la pierre,
Voilà des colonnes romanes.
Il manque le nez à ce saint.
Et au-dedans comme au-dehors, il y a de la détresse humaine.
Je baisse les yeux sans pouvoir m’agenouiller pendant la messe,
Comme si je laissais passer l’orage au-dessus de ma tête.
Et je ne puis m’empêcher de penser à autre chose.
Hélas ! J’aurai passé ma vie à penser à autre chose.
Cette autre chose, c’est encore moi.
C’est peut-être mon vrai moi-même.
C’est là que je me réfugie.
C’est peut-être là que tu es.
Je n’aurai jamais vécu que dans ces lointains attirants.
Le moment présent est un cadeau dont je n’ai pas su profiter.
Je n’en connais pas bien l’usage.
Je le tourne dans tous les sens,
Sans savoir faire marcher sa mécanique difficile.

Mon Dieu, je ne crois pas en toi, je voudrais te parler tout de même.

J’ai bien parlé aux étoiles, bien que je les sache sans vie,
Aux plus humbles des animaux, quand je les savais sans réponse,
Aux arbres qui, sans le vent, seraient muets comme la tombe.
Je me suis parlé à moi-même, quand je ne sais pas bien si j’existe.
Je ne sais si tu entends nos prières, à nous les hommes,
Je ne sais si tu as envie de les écouter.
Si tu as, comme nous, un cœur qui est toujours sur le qui-vive
Et des oreilles ouvertes aux nouvelles les plus différentes
Je ne sais pas si tu aimes à regarder par ici.
Pourtant je voudrais te remettre en mémoire la planète terre
Avec ses fleurs, ses cailloux, ses jardins et ses maisons
Avec tous les autres et nous qui savons bien que nous souffrons.
Je veux t’adresser sans tarder ces humbles paroles humaines
Parce qu’il faut que chacun tente à présent tout l’impossible.
Même si tu n’es qu’un souffle d’il y a des milliers d’années
Une grande vitesse acquise
Une durable mélancolie
Qui ferait tourner encore les sphères dans leur mélodie
Je voudrais, mon Dieu sans visage et peut-être sans espérance
Attirer ton attention parmi tant de ciels vagabonde
Sur les hommes qui n’ont pas de repos sur la planète.

Ecoute-moi ! Cela presse. Ils vont se décourager
Et l’on ne va plus reconnaître les jeunes parmi les âgés
Chaque matin, ils se demandent si la tuerie va commencer.
De tous côtés, l’on prépare de bizarres distributeurs de sang de plaintes
L’on se demande si les blés ne cachent pas déjà des fusils.
Le temps sera-t-il passé où tu t’occupais des hommes ?
T’appelle-t-on dans d’autres mondes, médecin en consultation,
Ne sachant où donner de la tête
Laissant mourir sa clientèle ?
Ecoute-moi ! Je ne suis qu’un homme parmi tant d’autres.
L’âme se plait dans notre corps,
Ne demande pas à s’enfuir dans un éclatement de bombe.
Elle est pour nous une caresse, une secrète flatterie.
Laisse-nous respirer encore sans songer aux nouveaux poisons
Laisse-nous regarder nos enfants sans penser tout le temps à la mort.
Nous n’avons pas tout le coeur aux batailles, aux généraux.
Laisse-nous notre va-et-vient, comme un troupeau dans ses sonnailles,
Une odeur de lait frais se mêlant à l’odeur de l’herbe grasse.

Ah ! Si tu existes, mon Dieu, regarde de notre côté.
Viens te délasser parmi nous.
La terre est belle, avec ses arbres, ses fleuves et ses étangs,
Si belle, que l’on dirait que tu la regrettes un peu
Mon Dieu ne va pas faire la sourde oreille
Et ne va pas m’en vouloir si nous sommes à tu et à toi
Si je te parle avec tant d’abrupte simplicité.
Je croirais moins qu’en tout autre en un Dieu qui terrorise.
Plus que par la foudre, tu sais t’exprimer par les brins d’herbe
Et par les jeux des enfants et par les yeux des ruisseaux.
Ce qui n’empêche pas les mers et les chaînes de montagne.
Tu ne peux pas m’en vouloir de dire ce que je pense
De réfléchir comme je peux sur l’homme et sur son existence
Avec la franchise de la terre et des diverses saisons
Et peut-être de toi-même dont j’ignorais les leçons
Je ne suis pas sans excuses
Veuille accepter mes pauvres ruses
Tant de choses se préparent sournoisement contre nous
Quoi que nous fassions, nous craignons d’être pris au dépourvu
Et d’être comme le taureau
Qui ne comprend pas ce qui se passe
Le mène-t-on à l’abattoir
Il ne sait où il va comme ça
Et juste avant de recevoir le coup de mort sur le front
Il se répète qu’il a faim et brouterait résolument
Mais qu’est-ce qu’ils ont ce matin avec leurs tabliers de sang
A vouloir tous s’occuper de lui ?

La fable du monde - 1938 - Gallimard


Maudite, tu nous avilis... - Jules Supervielle

Terre lourde que se disputent les cadavres et les arcs-en-ciel
Des statues au nez brisé sous le soleil d’or incassable
Et des vivants protestataires levant leurs bras jusqu’aux nues
Quand c’est leur tour de s’offrir à tes abattoirs silencieux
Ah ! Tu fais payer cher aux aviateurs leurs permissions de vingt quatre heures.
A trois mille mètre de haut tu leur arraches le cœur
Qui se croyait une fleur dans la forêt du ciel bleu…
Serons-nous longtemps pasteurs de la bergerie de nuages
De tes monts chercheurs de ciel, des fleuves chasseurs de lune
De tes océans boiteux qui font mine d’avancer
Mais vont moins vite sur tes plages
Que des enfants titubant avec de pleins châteaux de sable ?
Aurons-nous encore du tonnerre dans cent-quatre-vingt-dix mille ans
La foudre, les quatre vents qui tournent sans rémission,
Les hommes nus enchaînés dans leurs générations
Et les roses pénitentes à genoux dans leur parfum ?

Maudite, tu nous avilis à force de nous retenir,
Tu nous roules dans la boue, pour nous rendre pareille à elle
Tu nous brises, tu nous désosses, tu fais de nous des petits pâtés,
Tu alimentes ton feu central de nos rêves les plus tremblants
Prends garde, tu ne seras bientôt qu’une vieillarde de l’espace,
Du plus lointain du ciel on te verra venir faire des manières
Et l’on entendra la troupe des jeunes soleils bien portants :
« C’est encore elle, la salée aux trois quarts,
La tête froide et le ventre à l’envers,
La tenancière des quatre saisons
L’avare ficelé dans ses longitudes ! »
Et plus rapides que toi s’égailleront les soleils
Abandonnant derrière toi des éclats de rire durables
Qui finiront par former des plages bruissantes d’astres.
Prends garde, sourde et muette par finasserie,
Prends garde à la colère des hommes élastiques,
Aux complots retardés de ces fumeurs de pipes,
Las de ta pesanteur, de tes objections,
Prends garde qu’ils ne te plantent une paire de cornes sur le front
Et ne s’embarquent le jour de la grande migration
Aimantés par la chanson d’une marine céleste
Dont le murmure déjà va colonisant les astres,
Des trois-mâts s’envoleront, quelques vagues à leurs flancs,
Les hameaux iront au ciel, abreuvoirs et lavandières,
Les champs de blé dans les mille rires des coquelicots,
Des girafes à l’envie dans la brousse des nuages,
Un éléphant gravira la cime neigeuse de l’air,
Dans l’eau céleste luiront les marsouins et les sardines,
Et des barques remontant jusqu’aux rêveries des anges,
Des chevaux de la Pampa rouleront de pré en pré
Dans la paille et le regain des chaudes constellations
Et même vous, ô squelettes des premiers souffles du monde,
Vous vous émerveillerez de vous trouver à nouveau,
Avec cette chair qui fit votre douceur sur le globe,
Un cœur vous rejaillira parmi vos côtes tenaces
Qui attendaient durement un miracle souterrain
Et vos mains onduleront comme au vent les marguerites.

Gravitations - 1925


Mais la terre pose des problèmes, faudra-t-il aller jusqu’à la quitter ? En tout cas, nous la regretterons !

Le regret de la terre - Jules Supervielle -

n jour quand nous dirons : « c’était le temps du soleil,
Vous souvenez- vous, il éclairait la moindre famille,
Et aussi bien la femme âgée que la jeune fille étonnée,
Et savait donner leur couleur aux objets dès qu’il se posait
Il suivait le cheval coureur et s’arrêtait avec lui,
C’était le temps inoubliable où nous étions sur terre,
Où cela faisait du bruit de laisser tomber quelque chose,
Nous regardions alentour avec nos yeux connaisseurs,
Nos oreilles comprenaient toutes les nuances de l’air
Et lorsque le pas de l’ami s’avançait nous le savions,
Nous ramassions aussi bien une fleur qu’un caillou poli.
Le temps où nous ne pouvions attraper la fumée,
Ah ! C’est tout ce que nos mains sauraient saisir maintenant.»

Gravitations - 1925


Êtes-vous géonautes ?

Vous habitez la planète Terre ; on ne choisit pas sa planète mais plus on la connaît plus on trouve qu’elle est exceptionnelle.
Bien sûr, on découvre presque tous les jours d’autres systèmes planétaires et peut être un jour une planète sœur.
Nous ne savons pas si notre planète est unique, nous savons qu’elle est RARE.
Les conditions ne sont pas si mauvaises, puisque nous sommes maintenant six milliards d’êtres humains à partager cette vie dont nous cherchons sans cesse l’origine.
Mais comme l’écrivait J. Coulomb dans le courrier du CNRS en 1980 : « La terre on y vit, on en vit ».
Bien sûr, on voudrait que cela dure pour nous et pour ceux à qui nous transmettons cette vie.
Mais tout change : notre terre a des ressources.

Elles ne sont pas inépuisables. Heureusement nous sommes de plus en plus nombreux à prendre conscience que nous sommes embarqués sur le même vaisseau terre GE et nous voulons continuer à naviguer NAUTES autour de notre étoile soleil ;

nous sommes des GEONAUTES.
Les géonautes ont le souci de leur vaisseau ; et la première chose à faire est de le connaître, d’en faire l’invenTerre, d’en saisir l’évolution.
Et pouvoir répondre à cette interrogation de toujours : JE VEUX SAVOIR OU J’HABITE
Les géonautes savent qu’ils ne sont pas isolés et que le futur dépend en partie de ce nouveau savoir.
Mais ce savoir exige que nous connaissions ce qui se passe à toutes les échelles.
Heureusement comme souvent, des moyens nouveaux sont disponibles ; les géonautes multiplient les sorties extravéhiculaires de leur vaisseau Terre (satellites robots, stations spatiales) et peuvent ainsi surveiller les évolutions L’ESPACE ? VITAL

Les géonautes veulent que tous aient accès à ce savoir, qu’il ne soit pas augmenté indéfiniment mais que ce soit un savoir vécu ; il nous faut maintenant HABITER NOS CONNAISSANCES
Les géonautes pensent que ce savoir doit nous faire mieux aimer la Terre où nous vivons.
Nous la présentons souvent sous l’aspect dangerosité, nous parlons de pollutions, réchauffement, dérives climatiques, catastrophes naturelles ou non.
Nous devons le faire mais cela n’a de sens que si nous étudions ces anomalies comme des écarts à ce qui devrait être notre habitat.
Nous sommes comme ceux qui sur le point d’emménager se préoccupent d’abord (ce qui est normal) et seulement (ce qui l’est moins) des fuites de gaz ou d’eau sans regarder le jardin et les fleurs.
Etudions les marées qui brassent notre océan et pas seulement les marées noires qui le salissent.
Il nous faut inventer une terre nouvelle : LA TERRE DES Hommes LES GEONAUTES
Pourquoi ce nouveau nom ?
Mythe : la terre a été mise en orbite avec succès autour du soleil il y a quatre milliards d’années. C’est une station spatiale habitée sans nul doute. 80 milliards d’homme y sont nés, 74 milliards y sont morts mais c’est la première fois qu’elle accueille six milliards d’êtres humains et pour mieux faire sentir cette appartenance commune, je propose de les-nous-appeler GEONAUTES :
GE marquant leur appartenance à la terre, NAUTES que ce vaisseau Terre se meut dans le système solaire.
(Les internautes surfent sur le web, les Géonautes naviguent autour du soleil).
Les géonautes se préoccupent de l’état de leur station. Ils exécutent des sorties extravéhiculaires à l’aide de stationnettes habitées ou de robots. Ils savent maintenant qu’il leur faut comprendre le fonctionnement de
leur station.
VISION – PREVISION – REVISION ?
Pour que les géonautes en comprennent mieux la nécessité, le Conseil de la Terre a demandé aux « chercheurs musiciens visionnaires » (un métier nouveau) de trouver le chant de la mer et du climat.

Michel Lefebvre

Alain Grandjean, Raymond Zaharia - Octobre 2015. Révision 3 Janvier 2016.

Rubrique "Pour en savoir plus" relative aux règles et usages comptables et financiers susceptibles de constituer un obstacle ou un frein aux démarches d'atténuation et d'adaptation :

  • Sur la comparaison de projets aux profils de dépenses différents, et sur le choix inévitable d'un... "taux d'actualisation" (discount rate, en anglais), cf. cet exposé de Roger Guesnerie. (En particulier à 15' du début.)

Plus généralement, sur les règles et usages susceptibles de constituer un obstacle ou un frein à la transition :

  • Le chapitre 9 (112 Ko, en anglais), du second rapport de N. Stern & F. Calderon :
    Better Growth, Better Climate : The New Climate Economy Report, avec les dix points permettant d'arriver à "Une meilleure croissance pour un meilleur climat":

  1. Accelerate a low-carbon transformation by integrating climate action and risk into strategic economic decision-making.

  2. Create the confidence needed for global investment and climate action by entering into a strong, lasting and equitable international climate agreement.

  3. Phase out subsidies for fossil fuels and agricultural inputs and incentives for urban sprawl

  4. Introduce strong, predictable carbon prices as part of good fiscal reform.

  5. Substantially reduce the capital cost of lowcarbon infrastructure investment.

  6. Scale up innovation in key low-carbon and climate-resilient technologies and remove barriers to entrepreneurship and creativity.

  7. Make connected and compact cities the preferred form of urban development.

  8. Halt the deforestation of natural forests by 2030.

  9. Restore at least 500 million hectares of lost or degraded forests and agricultural land by 2030.

  10. Accelerate the shift away from polluting coal-fired power generation.

  • L'article de S. Barrett, cité page 261: Why Have Climate Negotiations Proved So Disappointing ?
    Avec, entre autres: "The world clearly needs a new model for cooperation on climate change. [...] Why did Montreal succeed where Kyoto failed? A key reason for its success is the threat to restrict trade – in particular, a ban on trade in controlled substances between parties and non-parties."
     

  • La multiplicité, (inhérente à toute nouvelle science...), des dénominations, méthodes & outils utilisés pour déterminer les produits, processus, et habitudes de consommation les plus "performants"... s'agissant de la modification en cours de la composition chimique de l'atmosphère, et de leurs conséquences sur le climat !

  • Un exemple élémentaire concerne l'usage tantôt de gigatonne, tantôt de petagramme (1 Gt = 1 Pg, c. à d. 1 milliard de tonnes = un milliard de millions de grammes !)

  • Cela se complique lorsqu'on utilise l'une ou l'autre de ces unités pour désigner, soit une masse de CO2, (existante ou future), soit la masse de carbone qu'elle contient, (ou contiendra).

  • Idem, lorsque ces unités s'appliquent à d'autres GES, comme le méthane ou le protoxyde d'azote (qui ne contient pas de carbone !) On parle alors de GtC Eq ou de GtCO2 Eq (Equivalent...1 GtC = 3,67 GtCO2; le rapport 44/12 =3,67 est celui entre la masse de la molécule de gaz carbonique et celle de l'atome de carbone.)

  • Le piège du langage se referme avec des expressions comme "décarboner l'économie"... alors qu'il s'agit de réduire ou éliminer sa dépendance aux combustibles fossiles ! Il faut espérer que nos activités futures incluront beaucoup de carbone non fossile... comme le biogaz, des plantations de forêts, ainsi que des immeubles, hangars, ou gymnases... en bois ! Il serait moins trompeur de dire: "défossiliser l'économie"!

  • De même, l'expression "taxe carbone", (sous entendu fossile...), ne reflète guère le but visé: favoriser les usages qui recyclent du carbone déjà présent dans l'atmosphère, et pénaliser ceux qui lui ajoutent du carbone provenant du sous sol ou du plancher océanique.

  • Enfin, tous les usages indésirables ne se valent pas: entre une centrale à charbon vétuste, (complètement amortie), et une centrale à gaz moderne, (supportant un amortissement en milliers ou millions de $ /an), les MWh d'électricité livrés par la seconde libèrent dans l'atmosphère 3 fois moins de CO2 que ceux de la première ! De la sorte, la règle d'un prix unique du carbone fossile, (selon les canons de l'économie orthodoxe), déjà critiquée pour son manque de réalisme au regard des inégalités Nord-Sud, peut en outre constituer un frein à l'élimination des installations les plus polluantes, (si le niveau de la taxe est trop faible), au Nord comme au Sud !