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climat et societe

  • Justice et transition écologique

    De nombreux états ont signé l’accord de Paris pour le climat.

  • 2021-2023 sécheresse en France, 2024 pluies abondantes

    Quel est dans ces deux cas le rôle du changement climatique ? S’il est une loi physique que les médias et le public semblent avoir bien apprise et répètent à chaque occasion, c’est bien la loi de Clausius-Clapeyron,

  • Michel Lefebvre

    Michel Lefebvre a été un acteur et un animateur inlassable du développement de l’observation spatiale pour l’océanographie.

  • Cette vidéoconférence a été l’occasion pour les Argonautes de se rendre dans le Gers et d’y recevoir Mr Bezerra, maire de Montréal du Gers,

  • Nouvellement « Argonaute », Patrick Vincent a été guidé à ses débuts par des « anciens » que nous connaissons bien, Argonautes eux mêmes, ou proches de Argonautes.

  • In English

    La catastrophe hydrométéorologique DANAqui a affecté le sud de Valencia le 29 octobre 2024, laissant derrière elle près de 230 morts, des milliers de sans-abri, 200000 véhicules inutilisables et des milliers de tonnes de boue putride, constitue un événement méditerranéen type cévenol, particulièrement intense en raison du dérèglement climatique.

     

  • in French

    The hydrometeorological disaster that affected the south of Valencia on October 29, 2024, leaving behind nearly 230 deaths, thousands of homeless, 200,000 unusable vehicles and thousands of tons of putrid mud, is a Mediterranean-type Cevennes event, particularly intense due to climate change.

  • Bilan climatique 2024

    Après une valeur record de la température moyenne globale en 2023, prévisible en raison de l’occurrence d’un épisode El Niño, on attendait un repli en 2024. Il n’en a rien été, au contraire, 2024 a été encore plus chaud que 2023 bien que les conditions El Niño soient passées.

  •  L’accélération du réchauffement dans la dernière décennie résulte-t-elle d’un nouveau forçage, temporaire ou non, ou d’une rétroaction ignorée ou sous-estimée ? Ou bien ne s’agit-il que d’une manifestation très marquée de la variabilité naturelle du climat ?

  • Depuis 2015, à l’initiative de scientifiques du climat, l’association Météo et Climat, Société météorologique de France, a développé plusieurs expositions itinérantes pour sensibiliser au changement climatique. Les deux premières expositions circulaient à bord d’un train . Depuis 2023 une nouvelle exposition dénommée « La tournée du Climat et de la Biodiversité » circule de ville en ville et accueille gratuitement scolaires et particuliers. La liste des étapes est consultable sur le site de la Météo et Climat à https://meteoetclimat.fr/ .

  • Résumé. Le terme couramment employé de « Décarbonation » prête à confusion.

  • L’avenir ne dépend pas du GIEC lui-même, mais de ce que nous faisons collectivement des résultats qu’il met en évidence. Jean Jouzel (citation en 4e de couverture).

  • (avec des suggestions d’Yves Dandonneau, Katia Laval et Jean Pailleux)

    C’est l’hydrologue suédoise Malin Falkenmark qui introduit le concept d’eau bleue et d’eau verte lors d’un atelier de la FAO en 1993 (Land and water integration and river basin management). Elle le précise dans une publication de 2006 avec son collègue Johan Rockström (The new blue and green water paradigm).

    Cette nouvelle approche consiste à mettre en valeur la partie de l’eau précipitée disponible pour la production végétale, qualifiée d’eau verte.

    Elle est rapidement adoptée par les scientifiques qui travaillent sur les ressources en eau et leurs usages, au point que plusieurs dizaines de publications scientifiques par an s’intéressent à la question : le site Web of Science donnait en octobre 2025 près de 700 références depuis 1993 pour l’entrée "blue water"+"green water". Il existe même depuis 2019 une revue scientifique éditée par la respectable International Water Association (IWA) consacrée au sujet : Blue-Green Systems.

    La figure ci-dessous adaptée de Falkenmark and Rockström (2006) schématise cette conceptualisation qui s’inscrit au cœur du fonctionnement de la zone critique.

    eau verte bleue

    Sur les continents la ressource en eau renouvelable est apportée par les précipitations. L’eau interceptée circule alors à la surface et dans les sols :

    • L’eau bleue s’écoule, sous l’effet de la gravité et de transferts mécaniques (pompages), en surface ou dans les nappes.
    • L’eau verte qui transite dans le sol est celle qui est susceptible d’être utilisée pour la production végétale au travers de la photosynthèse et de la transpiration.

    En terme de ressource, elles se répartissent selon :

    • l’eau bleue dans les nappes profondes non exploitées par la végétation, dans les lacs artificiels ou non, dans les retenues naturelles, les zones humides et les cours d’eau ;
    • l’eau verte dans la zone du sol le plus souvent non saturée directement utilisable pour le développement végétal naturel ou cultivé.

    Les réservoirs ne sont pas figés. Une eau bleue peut devenir verte, par exemple dans le cas de l’irrigation ; réciproquement une eau verte peut devenir bleue, par exemple dans le cas du drainage agricole.

    Les chercheurs qui ont introduit ce concept sont des spécialistes d'une branche relativement récente de l'hydrologie, la gestion intégrée des ressources en eau. Dans un monde en rapide changement, c'est à ce domaine que s'adressent prioritairement les acteurs de la société pour lesquels la préoccupation majeure est l'usage de cette ressource, incluant une analyse de la demande et des besoins.  Dans la pratique, l’intérêt de la distinction entre eau bleue et eau verte est de préciser de quoi on parle lorsqu’on discute des prélèvements d’eau dans le cycle hydrologique continental.

    Une fois retournée à l’atmosphère, soit qu’elle ait servi à la croissance végétale, soit qu’elle ait été reprise directement en surface, le devenir de la masse d’eau est de re-précipiter sans présumer de sa nature ultérieure, bleue ou verte.

    Le tableau ci-dessous donne des ordres de grandeurs de flux à l’échelle des continents (d’après Paolo D’Odorico et al. ; 2019). Voir aussi le tableau des masses d’eau planétaires.

     

     

    (en km³/an)

    Précipitation sur les continents

     

    113 000

    Eau bleue

    Écoulement global,
    dont prélèvement pour l’irrigation
    et pour les usages domestiques  et industriels

    46 000
    2 400 à 2 600
    800

    Eau verte

    Évapotranspiration globale
    dont terres cultivées

    73 000
    6 100 à 6 800

    Dans un article remarqué de 2009, Rocktröm et Falkenmark, avec des collègues, insistent sur le potentiel des eaux vertes pour la résilience au changement climatique. En effet lorsqu’on examine la sécurité alimentaire à l’échelle planétaire, il apparaît que l’agriculture irriguée, transformant de l’eau bleue en eau verte, est significativement plus menacée par le changement global qu’une agriculture locale raisonnée, fondée sur l’eau verte. Dès lors, cette question de l’eau bleue et de l’eau verte est centrale dans la réflexion sur les infrastructures adaptées au changement climatique.

    Le milieu urbain, en particulier, est aujourd’hui une plateforme d’application de ces développements, avec - entre autres – une refonte des espaces verts, l’aménagement de jardins de toit ou un encouragement des façades végétalisées (voir Almaaitah et al. ; 2021).

    Attention ! On qualifie souvent d’eau grise,les eaux domestiques usées non-traitées. Cette appellation n’est pas du même ordre que l’eau bleue ou verte. De fait, les eaux grises relèvent des eaux bleues !

    Références : Des liens dans le texte permettent d’accéder aux références de cet article. Elles sont toutes en accès libre.

  • Sous l’égide de Copernicus : une task force mise sur pied pour les régions polaires

    La Commission européenne a décidé de créer une “Polar Task Force » en 2023 avec pour mission d’élaborer une feuille de route stratégique couvrant la période 2025–2035et destinée à orienter l’évolution des services Copernicus dans les régions polaires.

  • Commémorations
    Ce 4 décembre, plusieurs Argonautes manquaient à la réunion mensuelle du Club : ils participaient à deux évènements, l’un à Reading en Angleterre où l’on célébrait le 50ème anniversaire du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme

  • Exposé de Goneri Le Cozannet, BRGM - session 220 du 8 janvier 2026

    [Pour mieux profiter de la vidéo, il est conseillé de l'afficher en plein écran.]

     

    Support de présentation (pdf)

    L’élévation du niveau de la mer est désormais un processus enclenché et qui se poursuivra pendant des siècles, d’autant plus rapidement que les politiques d’atténuation tarderont à se mettre en place. Les échelles de temps pluri-décennales et pluri-séculaires de ce phénomène, mais aussi de l’aménagement côtier, font qu’il s’agit d’un enjeu d’adaptation qui exige une excellente anticipation de l’augmentation des risques projetés. En réponse à ce besoin, une approche consiste à développer des services climatiques pour l’adaptation au niveau de la mer. CoCliCo est un projet européen qui a développé un démonstrateur d’un tel service. Le projet propose une interface permettant d’examiner les risques actuels et futurs pour un ensemble de scénarios cohérents, ainsi que quelques implications pour l’adaptation. Il propose de traiter les questions d’imbrication d’échelles spatiales en permettant d’interagir avec la plateforme afin de créer des interfaces entre des données ou des modèles locaux et des conditions aux limites ou des jeux de données complémentaires issus de la plate forme. Au-delà du projet, CoCliCo sera hébergé dans le Digital Twin of the Ocean du Copernicus Marine service, mais le développement d’un réel service opérationnel demandera une décision politique. L’intérêt d’un tel service pour l’Europe est de limiter sa vulnérabilité au changement climatique, non seulement en zones côtières mais pour toutes les régions qui dépendent du commerce transitant par les ports Européens.

  • (avec des suggestions de Bernard Pouyaud, d’Yves Dandonneau, de Katia Laval et de Jean Pailleux)

    C’est le géographe anglais John Anthony Allan (1937-2021) qui a introduit le concept d’eau virtuelle (1993 ; 1998). Pour ses travaux, il a reçu le Stockholm Water Prize en 2008, reconnaissance considérée comme la plus importante dans le domaine des sciences de l’eau.

  • Les rivages face à la hausse du niveau marin, ici, là, 60 cm, 1m ?
    La montée du niveau des océans est observée avec précision depuis le début des années 1990 grâce aux altimètres embarqués sur des satellites, d’abord Topex-Poseidon, puis les séries de Jason, Envisat, ERS, et attribuée avec certitude aux émissions anthropiques de gaz carbonique et au réchauffement consécutif du climat, qui entraîne une dilatation de l’eau de mer et une fonte des glaces terrestres.

  • ​ Les éléphants de mer observateurs bénévoles et talentueux de l’Océan Antarctique
    Le vaste océan qui tourne autour du Continent Austral est loin de la plupart des pays qui ont une flotte océanographique, et très peu fréquenté par la navigation.

  • Une conférence organisée par l’Union Européenne, les 9 et 10 mars 2026 à Bruxelles, a traité du rôle de l’Intelligence Artificielle (IA) dans les programmes européens Copernicus.

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